Copyleft - création rue 2018

Copyleft - création rue 2018

Introduction Depuis deux ans, à travers diverses interventions en jonglerie dans les écoles de cirque dʼEurope et Argentine (Le Lido - Toulouse et lʼESAC – Bruxelles) et lʼorganisation de stages dʼimprovisation jonglée, jʼai créé un groupe de sept jongleurs danseurs et développé une technique dʼimprovisation sur les contours de ces deux disciplines. 

Le spectacle
Sept jongleurs à la dégaine de tennisman se trouvent dans l’espace, l’échauffement se fait devant le public alors que les musiciens jouent une musique forte. Les normes de sécurité et des petits jeux sont ensuite expliqués au public. Notamment le fait que les objets vont voler sans arrêt dans l’espace et que personne n’est à l’abri d’un coup de massue.
La performance commence dans l’absolu silence, le travail d’improvisation, d’écriture, de dialogue entre les corps et la musique peut alors se mettre en place. C’est un tourbillon jonglé pendant 30’ jusqu'à ce que la musique s’arrête. Néanmoins, la performance peut varier en fonction de l’architecture des lieux de présentation ainsi que des univers sonores. La durée peut s’élargir, changer et varier selon les festivals.

Le jonglage se construit autour d’une technique de danse contemporaine, le « passing through » afin de laisser apparaître une physicalité brute, dont la beauté réside dans l’imperfection et la singularité du corps de chaque jongleur. Ces corps, mis à l’épreuve dans une tension physique, se définissent également par la virtuosité avec laquelle les objets sont lancés en l’air.
Le but de cette recherche est de trouver la justesse dans le geste jonglé et d’en faire un outil de dialogue. Le jonglage devient un discours, fait de marques, de limites et de styles.
Un espace de liberté est donné aux interprètes pour qu’ils puissent laisser s’exprimer les états physiques qui émergent en eux, le but étant de trouver la justesse dans l’énergie de leurs impulsions. Pour que ce travail réussisse, tous les jongleurs/danseurs sont soumis aux mêmes règles de jeu que constituent le vocabulaire avec lequel ils parlent entre eux et avec le public. Ce n’est qu’après que le groupe devient un organisme multicellulaire, capable de s’étaler ou de rétrécir, de s’arrêter ou d’accélérer. C’est alors un véritable dialogue jonglé qui se crée entre les jongleurs, le public, l’espace et la musique.

L’espace
Les jongleurs/danseurs se trouvent au milieu de l’espace de jeu entouré par le public, de manière tri frontal. Une ligne faite de tape délimite l’espace scénique, séparant l’attente de l’action. Il n’y a aucune échappatoire, les musiciens qui couvrent le dos des performeurs les envoient dans l’abime de l’espace scénique, comme une pulsion de mort qui paradoxalement les rend vivants.
Cette disposition spatiale, proche d’un sport collectif comme le foot ou le tennis permet de créer différents tableaux et un dialogue minimaliste entre espace, corps, objets et spectateurs.

La dramatugie 
La performance parle de l’écoute du groupe, de l’individu face au groupe, de la vitalité du corps alliée à la virtuosité du jonglage, en constante évolution avec la musique. La poésie se trouve dans les détails, dans la rencontre entre deux interprètes ou avec un spectateur, dans la perfection d’un geste jonglé synchronisé avec les accords de la musique.
La réflexion menée autour du corps est à mettre en lien avec l’univers du sport où le geste est fonctionnel et vise à être efficace. Ici, une passe jonglée et attrapée vient s’inscrire dans le même registre que celui du football où l’objectif est de réaliser le tir parfait. Dans une proposition esthétique minimaliste, la performance prend la forme d’un match avec des règles précises mais où leur interprétation reste libre et improvisée. Cette proposition parle notamment de l’obsession du jongleur dans la répétition d’un geste transformé en diverses variantes. Elle exprime l’infini du même dans sa beauté rude et sans artifice.

La musique est l’un des éléments fondamentaux de Copyleft et c’est Giovanni Didomenico qui est chargé de la direction musicale de cette performance.
Cependant, le temps de recherche que nous avons dédié au travail avec les musiciens nous a permis d’acquérir, en tant que groupe, la capacité d’improviser avec n’importe quel univers sonore dans n’importe quel espace.

À chaque présentation une nouvelle performance
Suite au processus de recherche, la possibilité d’une version de Copyleft ouverte à des jongleurs et musiciens locaux a vu le jour. Elle viendrait compléter la version travaillée avec l’équipe dans l’esprit d’une Jam session. Jongleurs et musiciens pourraient alors improviser ensemble et ce serait pour nous une manière d’établir des relations avec les artistes locaux, de voyager dans diverses cultures et créer un moment de partage.

Direction, mise en scène et chorégraphie : Nicanor de Elia
Interprétation : Nicanor de Elia, Juan Duarte, Lucas Castelo, Nahuel Desantos, Tiki Pardo, Gonzalo Rodriguez, Walid El Yafi
Conduite musicale : Giovani di Domenico

Co-productions et acceuil en résidence
Halles de Schaerbeek (BE)
Theater op de Markt - Dommelhof (BE)
Liègetogether (BE) (à confirmer)
Maison des Jonglages (FR)
La Grainerie (FR)
Latitude 50 (BE)
Mirabilia Festival, Associazione Culturale ideAgorà (IT)
Centro Teatrale MaMimò – Festival Dinamico (IT)
 

Contact diffusion: 

Contact production et diffusion / Acolytes
Estelle Saintagne
estelle.saintagne@acolytes.asso.fr
La Grainerie 61, rue St Jean F-31130 Balma
T + 33 (0)5 61 24 62 45
www.acolytes.asso.fr

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